Le soleil se lève sur la ville et l'hopital. Il éblouit mes yeux si fort pour moi que je les ouvre avec une gimace de mécontentement. Malgrès ma folie, je n'ai pas oublié les petits plaisirs que j'aimais avant, une bête n'aime pas aussi être dérangée pendant qu'elle dort. Encore un point commun qu'elle a avec moi parmi tant d'autres. Je me lève et tel une bête, un fauve, je tourne en rond dans ma chambre. Je ne veux pas sortir dans le parc, trop extérieur à mon goût. C'est pourquoi je reste dans ma cage, ce qui est le plus protecteur pour moi et je peux réfléchir sans être assaillit des agressions extérieurs, et, de plus, à cause des groupies et autres fans qu'il pourrait y avoir. Je regarde par la fenêtre, je vois avec étonnement qu'elle a passé la nuit dehors au lieu de rentrer quand le vent et la rosée se lèveraient. On dirait presque qu'elle est morte étendue comme elle est. Les infirmiers, trop préoccupés à boire leur café de cette nuit, arrivent en courant la chercher avant que le surveillant voit qu'il y a eu une faille. Il la prenent encore toute endormie et engourdie et la porte jusqu'à sa chambre. Mais si elle est morte, ça sera plus compliqué pour eux.
La Mort, quelle drôle de passage de la Vie à rien. De nombreuses fois j'ai pensé à comment elle pourrait être, mais je me suis laissé sans réponse. De nombreuses fois j'ai pensé à la rejoindre, mais j'ai toujours eu un manque de courage. J'ai pensé de nombreuses fois à quoi elle ressemblerais, elle doit être belle, belle oui car elle nous rend heureux. Moi, je serais heureux si elle me prenais, mais à croire que la Vie tienne vraiment à moi pour qu'elle s'appuie ainsi sur ma conscience pour que je décide au dernier moment que je reste ... A moins que ce soit plutôt moi qui tiens à elle ... oui, sinon je ne serais plus là.
Médecin entrant : Bonjour M. Kaulitz, bientôt le grand jour.
Je regarde le médecin qui entre, j'ouvre de grands yeux ahuris. Je n'ai même pas entendu le bruit de la porte. Il me claironne la nouvelle comme si ça devait me faire plaisir avec un sourire niais que je lui rends pas. Non ... Pas envie de lui rendre.
Médecin : On vous oppère demain, d'ici là, reposez vous bien.
Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Si c'était et c'est juste pour ça qu'il me dérange, qu'il revienne plus. Il se dirige vers la porte mais s'arrête et se retourne vers moi.
Médecin : Oh et j'oubliais. Votre demande a été annulée, dès que vous serez guéri, vous devrez sortir.
Quoi ? Comment ça je devrais sortir contre ma volonté ? Mais ... Mon visage se fige de stupeur à cette nouvelle qui m'arrive comme si on devait par la suite me conduire à l'échafaud. Le médecin devine la question que je veux poser et me répond que mon manager est responsable de cette décision. Il prend un air désolé de fauxcul de première et moi je pense à David. Comment ? Pourquoi ? Je suis majeur à ce que je sache, je fais ce que je veux de ma vie ! Je commence à me calmer et cherche un moyen de rester plus lontemps pendant que le médecin s'excuse, me sort un baratin que je n'écoute même pas et me dis quelques analyses sur mon état.
Il sort et moi je me remets à regarder par la fenêtre, à réfléchir sur la vie. Bientôt, l'infirmière m'apporte mon repas que je ne mange pas comme à mon habitude. J'ai pas faim, et je n'ai jamais eu faim depuis mon entrée ici puisque je veux mourir. J'ai même maigri depuis, comme si je n'étais pas assez moche il faut que je devienne squeletique ? Enfin, les médias seront contents, ils auront leur révélation de la semaine. J'avale un verre d'eau quand même et reprends la comtemplation du ciel et dérive ensuite sur le parc avec les habitués, les employés de l'hopital, les nouveaux venus et les petits vieux en fin de vie. Moi, j'aime continuer à observer les personnes qui sont là depuis mon arrivée, surtout la blonde qui attend encore sur le banc en pierre, les deux jumeaux et la rousse foncée.
J'aime préciser qu'elle soit foncée car elle est sombre et mystérieuse. La blonde est plus claire, plus lumineuse qu'elle, je la trouve beaucoup plus jolie. Les jumeaux, j'aime voir comme ils sont unis, soudés et comme ils s'aiment. Je sais leur nom ; Niki pour la blonde et les jumeaux c'est Erik et Jonas. Mais la rousse, jamais je n'ai entendu son nom. Personne ne l'appelle ni la remarque, elle reste silencieuse sous le gros chêne avec ses crayons et son bloc-note. Elle écrit, dessine, c'est comme ça qu'elle choisit de perdre son temps, d'autre trouve d'autre chose mais elle c'est avec un crayon et du papier qu'elle trouve le réconfort que j'aimerais avoir. J'aimerais quand même voir ce qu'elle fait. Les deux jumeaux eux, ils discutent entre eux. J'ai vaguement su par échos de leurs conversations que c'était des petits orphelins, ils ont 8 ou 1o ans et l'un reste avec son frère qui est perturbé psychologiquement de la mort prématurée de leur parents. J'admire celui qui l'aide.
Si seulement Tom était comme lui, s'il pouvait voir comment ces jumeaux sont un ... une seule personne. « Unis pour la vie » comme on disait gamins, les temps de l'innoncence où nous ne savions pas encore que l'on grandirait à partir de 15, 16 ans sous les flashs et les projecteurs. Où je n'avais pas creusé le fossé qui nous sépare maintenant. J'aimerais tellement aller voir ces enfants, les prévenir, leur dire de rester ensemble et unis comme ils le sont maintenant, leur montrer ce qui se produit quand on empreinte le même chemin que Tom et moi. Leur prodiguer un exemple de ce qui arrive quand ce n'est plus sa mère mais les médias, le monde, hypocrite et froid qui nous élève, qui ne nous calme pas quand on se dispute. On avait besoin d'entendre « Calmez vous les garçons, réconciliez-vous. Vous n'êtes pas content d'avoir un frère pour vous épaulez quand vous avez besoin de réconfort ? » et on se calmait, on s'embrassait en nous demandant mutuellement « pardon » se rejettant la faute sur nous même. On s'aimait, mais on nous a séparé. On a pas évalué la force de la célébrité qui nous a éloigné l'un de l'autre. Trop préoccupé à s'inquiéter du danger extérieur, on a négligé le danger intérieur.
Et maintenant, c'est trop tard, rien ne pourra revenir comme avant ...
Rien ...
Alors que je me morfonds comme à mon ordinaire, je décide que je me laisserais pas mourir de faim, je prend ce qui me paraît consommable et l'avale. Je vais vivre, je vais me battre pour retrouver mon frère. Si je veux que quelque chose se passe, si je veux que ça bouge, je vais tout faire pour !
Car si je le veux, je le peux !
Il dit que rien ne pourra les renouer. Rien peut-être, mais il n'a pas dit personne ... ;)
Impressions sur ce chapitre par rapport aux autres ? Je les ai trouvé un peu ennuyeux et je m'en excuse. =X
Enfin, rester dans la tête de Bill n'est pas ennuyeux oui mais, je voudrais pas vous décevoir en restant trop dans ses pensées. ^^"
De toute façon, ce chapitre ne respire-t-il pas un prochain changement ? ^^
J'attends avec impatience tout plein de gentils coms ! ^^
Pouvez vous en mettre 3O ?
Ps : J'ai parié avec une pote que je dépasserais 25O coms en tout sur le blog entier. Aider moi à me faire de la pub svp ! (j'ai pas vraiment envie de lui donner 5 ¤ xD)
Biiizoux !!! <3